Gérer la vitesse d'obturation permet de prendre en photo de beaux couples souriants !
Emmanuel Gutman
Emmanuel Gutman

Gérer la vitesse d'obturation : je vous explique comment votre boîtier photo fonctionne !

Faire de la photographie, c’est maîtriser la lumière qui entre dans son boîtier photo. Il n’est pas uniquement question de modèle, de sujet, de jeux d’ombres et de clair-obscur. Aujourd’hui on entre dans la technique avec pédagogie pour apprendre comment gérer la vitesse d’obturation !

Gérer la vitesse d’obturation en photo : comment cela fonctionne ?

Trois critères indiquent comment régler la quantité de lumière entrante dans un boîtier photo : l’ouverture de l’objectif, la vitesse d’obturation et la sensibilité du capteur. Une fois qu’une certaine quantité de lumière (plus ou moins filtrée par la focale) est entrée dans le boîtier, la vitesse va régler le temps pendant lequel le capteur sera exposé. Plus il l’est longtemps, plus l’exposition sera longue et plus la lumière rentrera. A l’inverse, un temps plus court (on parle de centième voire millième de secondes) donnera un rendu plus sombre car moins de lumière rentrera. Ainsi, pour 1/8000 très peu de lumière vient taper le capteur, l’image risque d’être sombre ; à l’inverse, 1/10 est une vitesse plus ‘lente’, donc plus de lumière rentre.
Attention : il ne faut pas oublier que le temps ne s’arrête pas pendant que la lumière rentre. La terre continue de tourner, les gens marchent, les insectes volent et les mouvements se font. Au-delà du degré d’exposition du capteur, ce paramètre impactera l’image par sa netteté.

Travailler son image : Comment faire pour quels résultats ?

Comment obtenir un rendu très net

Plus rapide est la vitesse d’obturation, plus le mouvement sera rapide et ainsi figé sur l’image : on obtiendra un rendu net. C’est amusant de souligner que lorsque l’on nous prend en photo, on reste figé pour éviter tout flou. Alors qu’il suffirait simplement de régler l’appareil photo sur une vitesse rapide ! On la considère à partir de 1/200 voire 1/500. Cette technique peut autant être utile à un photographe professionnel dans l’événementiel ou un portraitiste qu’à un photographe appartementEnsuite, certains appareils peuvent monter à 1/8000, voire 1/16000. A l’oeil nu rien ne changera entre ces vitesses, il s’agira alors de maîtriser son rendu et l’exposition de sa photographie.

Un garçon net, par le photographe événementiel Emmanuel Gutman, qui a su gérer la vitesse d'obturation

Gérer la vitesse d’obturation pour les longues expositions

J’ai d’abord cru en la magie en découvrant cet effet photographique. J’ai ensuite pensé à une superposition d’image en post-production, depuis des logiciels Adobe comme Photoshop, Premiere Pro ou Lightroom. Mais il n’en est rien, la longue exposition se fait bien au moment de la prise de vue, il s’agit bien gérer la vitesse d’obturation ! En somme, il s’agit aussi d’une superposition d’image. Et en même temps je trouve cela très difficile de se représenter concrètement comment cela marche, et l’on ne peut pas faire l’analogie avec nos propres yeux. En effet, en moyenne l’oeil visualise dix à trente images chaque secondes. On est en mode rafale constant.
La longue exposition consiste à garder le capteur ouvert pendant un temps long : on parle d’une vitesse d’obturation longue à partir de deux secondes, mais elle peut durer plusieurs heures ! Pendant toute cette période, les images composées de lumière se superposent les unes après les autres, et forment un mouvement, jusqu’à créer des formes incongrues. De nombreux photographes conjuguent malice et créativité pour obtenir des effets originaux. Cette technique est très utile pour lisser un mouvement, comme celui des vagues de la mer ou les lumières colorées d’une lampe à néon. On peut aussi l’utiliser sur un espace bondé de monde, afin de faire disparaître un à un les touristes et autres citoyens !
Attention cependant à rester absolument et totalement stable tout le long de la longue exposition. Autrement, l’effet est faussé : ce serait dommage pour une vitesse lente équivalente à une demi-heure !

Comment gérer la vitesse d’obturation pour des soirées événementielles ?

Photographier de nuit, c’est toujours un défi, même pour les photographes. En plein soleil, les possibilités créatives sont nombreuses car on est maître de ses choix grace à la quantité de lumière qui nous entoure. Au contraire, au beau milieu de la nuit ou dans des intérieurs assez peu illuminés, la lumière se fait plus rare et il faut composer avec ce que l’on a. Au delà d’augmenter la sensibilité du capteur et l’ouverture de son objectif (Canon, Nikon, FujiFilms, Sony, Olympus et bien d’autres), il est recommandé de gérer la vitesse d’obturation aussi rapide que possible. Pour autant, il sera probablement nécessaire, pour obtenir un rendu assez exposé, de réduire sa vitesse autour de 1/50, 1/100 ou 1/200 avec un peu de chance. Tout est une question d’équilibre entre les trois paramètres, priorisez et testez : vous ne pourrez ainsi que faire le bon choix !

Un garçon souriant et son chien près du lac du parc de la tête d'Or, à Lyon
Les types d'events couverts par un photographe événementiel avec une femme souriante lors d'un anniversaire